L’ETA demande pardon aux victimes et annonce sa dissolution

L’organisation terroriste basque ETA (« Euskadi Ta Askatasuna » -Pays Basque et Liberté-) a, dans un communiqué rendu public ce vendredi 20 avril 2018, demandé pardon pour la première fois à une partie de ses victimes et reconnu tout le « mal » causé au cours de ses années d’existence.

Ce sont plus de 800 victimes mortelles, en Espagne pour la plupart, mais aussi en France, qui sont à son actif depuis sa création en 1958. Ce pardon ne concerne cependant pas toutes les victimes. Il fait référence uniquement aux victimes « étrangères au conflit » et sans « responsabilité » dans celui-ci.  Il est également prévu que début mai l’organisation annonce depuis Bayonne sa dissolution définitive.

En septembre 2010 l’ETA avait déclaré un cessez-le feu unilatéral et permanent avant d’annoncer en octobre 2011 son intention de « cesser définitivement son activité armée » puis en mars 2017 son désarmement sans conditions.

Pour mémoire le dernier assassinat perpétré par l’ETA est aussi le premier qui a visé un gendarme français. Le 16 mars 2010 le brigadier-chef Jean Claude Nérin était mortellement atteint de deux balles au cours d’une fusillade avec plusieurs terroristes qui venaient de commettre un braquage dans un concessionnaire de voitures en région parisienne. L’auteur fut par la suite arrêté et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d’Assises spéciale en 2015.

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